Samedi 8 juillet 2006
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Pour commencer mon retour, je voudrais vous parler d'un nouvel auteur français vraiment intéressant, Emmanuel Mouret et de son dernier film : "changement d'adresse".
Ce jeune réalisateur est un phénomène dans le cinéma français actuel. Il y a d'abord cette analogie évidente avec Woody Allen, comme ce dernier, Emmanuel Mouret écrit, réalise et joue aussi dans ses films. Comme lui , c'est un auteur prolifique (2006 : Changement d'adresse, 2004 : Venus et fleur, 2000 : Laissons Lucie faire, 1999 : Promènes toi donc tout nu !, 1998 : Caresse) qui parle des sentiments principalement...Mais comme Woody, il sait être à la fois profond et drôle !
Moi qui pensait qu'à notre époque le seul cinéma français valable se déclinait uniquement au féminin, voilà, après Xiavier Giannoli (Les corps impatients avec Laura Smet, Une aventure, 2005) et peut-être Jacques Audiard (surtout "Sur mes lèvres"), un auteur masculin vraiment ancré dans son époque, qui ne recycle pas, qui possède un univers très personnel, bref un cinéaste sur lequel il faudra compter à présent !
J'ajouterai pour conclure que j'aime particulièrement son dernier film car il propose une vision de l'homme sensible, opposé à l'homme macho dinosaure (joué brillamment (!) par Dany Brillant) et je trouve cela très courageux de sa part (se référer à mon article "King Kong, le dernier des machos").
Lui et moi, nous sommes d'accord, les rapports hommes-femmes ont changé et ce n'est pas la peine de se voiler la face, d'en faire un sujet tabou ! Il faut au contraire, et il le fait très bien, dresser une nouvelle carte de ses rapports, proposer aux hommes actuels qui ne savent plus qui ils sont, ni même qui ils voudraient être, de nouvelles attitudes, poser sur eux un nouveau regard, affirmer que le monde a changé, que les femmes ont évolué et donc que les hommes doivent chercher et trouver leur nouvelle voie (quelle qu'elle soit, Emmanuel Mouret nous propose dans son film la sienne, c'est un chercheur et tous les artistes actuels devraient en faire autant, pour nous aider, nous, les hommes qui se cherchent dans un monde qui ne nous offre aucun nouveau repère).
PS : si vous aimez le cinéma seulement pour vous détendre, n'hésitez pas vous non plus, c'est un film vraiment rafraîchissant et drôle, avec des acteurs tout simplement sublime !
Par Superfly
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Mercredi 15 mars 2006
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Dimanche 5 mars 2006
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13:09
Assurément le plus beau couple du cinéma français actuel ! Deux acteurs (Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle) qui possèdent déjà tout, la beauté, le talent, la modernité, une évidente intelligence (du monde actuel, de la vie, du cinéma...).
Bouleversants de justesse dans le film "Hell", avec eux, le cinéma français se renouvelle, s'illumine, trouve un nouveau souffle ! Souhaitons-leur de trouver maintenant des réalisateurs à la mesure de leur talent...
Par Superfly
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Dimanche 19 février 2006
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13:25
(Affiche américaine du film "Le nouveau monde")
Le vrai sujet du film de Terence Malik sorti sur les écrans cette semaine et à voir absolument ? Selon moi, ce serait la découverte de La Femme par l'homme. Celui-ci ne débarque pas sur le rivage d'un nouveau monde à découvrir, mais bien
plutôt sur le rivage de La Femme à découvrir, à explorer, à apprivoiser, à conquérir... Alors le film prends tout son sens, pensez-y !
Dans tous les cas, quel grand film ! (Assurément, Le Film de ce début d'année !)
Par Superfly
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Jeudi 15 décembre 2005
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01:59
J'ai vu King Kong ce soir. Voici un autre film qui vient étayer ma théorie sur la féminisation (et c'est tant mieux) du monde.
En effet, il semblerait qu'au cinéma une idée générale ne cesse de se développer actuellement : l'image d'une femme conquérante et d'un homme démissionnaire, d'un monde futur qui va se dresser sur les cendres de l'homme à l'ancienne (le macho, l'homme détenteur des pleins pouvoirs) pour laisser la place à un monde dirigé par les femmes (selon moi, il était temps !) qui seraient seules capable de sortir notre monde actuel de l'impasse dans laquelle l'ont plongé les hommes et leur vision primaire, égoïste, et, pour tout dire, totalement inconsciente !
À nouveau, ce film, qui va très bien marcher, je n'en doute pas un instant, illustre cette théorie de l'avenir au féminin. Pour en juger, un petit rappel du scénario :
- King Kong vit dans une île, un monde perdu où vivent des dinosaures. Il ne sait faire qu'une chose, prouver sa supériorité et détruire. Cela ne vous rappelle rien ? L'homme à l'ancienne (bien que son image soit toujours au goût du jour, mais ce n'est plus qu'une image) vit dans un monde qui n'existe plus (heureusement !), et ne sait faire qu'une chose, prouver sa supériorité (par l'argent, le pouvoir, ou encore la domination) et détruire (la planète mère, la nature, les espèces, et, par là même, comme Kong, s'auto détruire).
- sautons jusqu'à la scène finale où l'on peut voir (quelle magnifique scène !) Kong sur son piédestal (l'Empire State Building) en train de dominer le monde, comme l'homme à l'ancienne l'a fait pendant des millénaires (avec le résultat qu'on connaît !), puis, scène déchirante mais finalement oh combien jouissive (avouez !), il se fait tuer. Kong, l'homme à l'ancienne, le macho dinosaure, est mort ! Et qui vient se mettre à sa place (tout en versant une larme sur un temps qui ne reviendra jamais plus) ? La femme (moderne), qui prend sa place sur le piédestal et qui, à son tour, domine le monde ! C'est la conclusion du film, et à la fois son message (même s'il est inconscient, de la part du réalisateur et de la part de public en général qui a tendance à oublier, pensant uniquement se divertir, surtout dans le cas de ce genre de film grand public, à oublier, disais-je, que l'art est toujours porteur d'un message, conscient ou inconscient).
Après Umma Thurman dans Kill Bill (tuez Bill, l'homme à l'ancienne), après Titanic (l'homme à l'ancienne, qui a mené le Titanic, le monde, à sa perte, se sacrifiant dans la scène finale pour laisser la place à celle qu'il aime : la femme moderne), et tant d'autres films récents (sur lesquels je reviendrai dans un prochain article), voici venir King Kong (le dernier des machos) que l'on voit mourir pour laisser sa place dominante à la femme qui (même si elles ne le savent pas consciemment encore la plupart du temps) doit aujourd'hui prendre le monde en main, avant que les hommes, qui ne savent plus qui ils sont, ni ce qu'ils font, ne détruise ce si beau monde qui est le nôtre ! Et bien moi, cela me fait trop plaisir de savoir que des milliers de spectateurs mâles et des milliers de femmes modernes vont payer pour voir et approuver donc (sans le savoir pour la plupart, consciemment du moins) que "la femme est l'avenir de l'homme" (Aragon) !
PS : une petite note optimiste pour tous les hommes (les femmes également en fait) qui liraient cet article peut-être un peu effrayant pour eux. J'ai oublié de parler de la fin de la scène de l'Empire State Building : Kong (le dominant fatigué) meurt, la femme prend sa place de dominant, MAIS, qui apparaît et la prend dans ses bras ? Qui est là pour soutenir la femme du futur, la femme devenu dominante, l'amazone qui sauvera le monde ? L'homme du futur, c'est à dire dans le film (et dans l'avenir de notre monde certainement) l'homme sensible, représenté ici par un écrivain, le seul qui n'abandonne pas l'héroïne dans le monde perdu ! Donc, messieurs, cultivez votre sensibilité et soutenez la femme qui va prendre votre place (il faudra s'y faire), voilà le message du film, et le mien en passant, vous l'aurez compris !
Par Superfly
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